Les socialistes peuvent sauver Sarkozy

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On pensait que les carottes étaient cuites, et que Nicolas le petit ne laisserait dans l’histoire que le souvenir d’un monarque minuscule. Mais il s’agite tant qu’il finit par donner l’impression de n’être pas vraiment mort. Et depuis deux mois, réconfortés par de paisibles élections primaires, les socialistes ont cru un peu vite que c’était arrivé. Ils ont oublié la puissance du rouleau compresseur de la droite : les télévisions, la plupart des journaux, les administrations, les grandes entreprises, toute la « communication » est aux mains des conservateurs, nommés souvent sur intervention directe du président lui-même. Et la formidable machine s’est mise en branle. Il ne se passe pas un jour où l’on ne nous serine que Sarkozy est le sauveur de l’Europe et le défenseur de la veuve et de l’orphelin. Inversement, les casseroles, soigneusement mises de côté avant l’offensive, ne cessent de brinqueballer aux basques des socialistes. Ne parlons pas du feuilleton DSK avec son cortège de putes et d’amis véreux : s’essuyer les pieds sur un cadavre politique n’a jamais nui aux survivants ! Mais les révélations successives, à Marseille et dans le Pas-de-Calais, sur les mœurs corrompues des élus socialistes, ou bien encore à la RATP et à Montreuil, des élus de la CGT dans les Comités d’entreprise, sont, à mon sens, plus graves encore. Car il ne s’agit pas des faiblesses coupables d’un seul homme, mais des magouilles condamnables de toute une mafia.

Je me flatte de n’être pas naïf au point de croire à la vertu de tous les gens de gauche. J’ai assez vu, durant ma vie, d’arrivistes ou d’opportunistes que la moralité n’étouffait pas, même à la direction des partis de gauche ou des syndicats, pour n’avoir plus aucune illusion sur la nature humaine. Il n’empêche… L’honneur de la gauche, c’est la justice et la droiture, c’est le désintéressement et le refus de parvenir. Devrais-je dire : « c’était » ?

Ou bien le PS fait le ménage illico presto et flanque dehors tous ceux qui sont convaincus d’avoir piqué dans la caisse. Ou bien cette compromission coupable avec des notables engraissés par leurs combines, fera les choux gras de l’extrême-droite. Et nous aurons le choix entre Sarkozy et Le Pen. Et c’est nous qui trinquerons ! Champagne !

A vrai dire, Arnaud Montebourg, qui joue les procureurs, ne me convainc pas davantage que tous ceux qui se contentent de pester contre le cumul des mandats. Ce qu’il faut proscrire, c’est que des élus puissent faire « carrière » ad vitam aeternam. Il y avait autrefois un principe, à gauche : une même personne ne pouvait rempiler plus de deux ou trois mandats successifs : un pour apprendre, un pour être efficace, un pour transmettre son expérience. Ainsi aucun risque de voir les plus gourmands lorgner un fromage et le grignoter jusqu’à l’indigestion ! Tous les militants savaient qu’être élu était une responsabilité et un honneur, pas un cadeau. Mais proposez ça à Arnaud MONTEBOURG ou à Ségolène ROYAL, ils vous traiteront d’enfant de chœur. La politique chez eux, c’est une vocation, et ils ont la foi chevillée au corps. Autant dire qu’ils ne sont pas près d’évacuer la sacristie où est planqué le vin de messe !

on va gagner

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