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Referendum, plébiscite : non merci !

Deux consultations populaires ont eu lieu dimanche dernier, l’une en Colombie, l’autre en Hongrie. Et en France, de nombreux politiciens de droite ou d’extrême-droite nous promettent désormais le recours au referendum… comme si c’était le nec plus ultra de la démocratie ! Minute, papillon…

L’hypothèse est séduisante : c’est le « peuple » qui décide, comme dans la Rome antique, où le « plébiscite » permettait à la plèbe, sur la sollicitation des tribuns de la plèbe, d’imposer une loi. Il y aurait beaucoup à dire sur le prétendu idéal démocratique de Rome, mais ce n’est pas notre sujet ! En tout cas, tout au long de l’histoire, à quelques exceptions près, les referendums ou les plébiscites ont presque toujours trompé les électeurs à partir de malentendus : JAMAIS les électeurs ne répondent à la question posée, mais TOUJOURS aux sous-entendus inconsciemment (ou sciemment) cachés derrière !

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Campagne pour le NON en Colombie

Voyons d’abord ce qui s’est passé en Colombie : dimanche, les Colombiens ont refusé (50.28% de NON) l’accord de paix enfin signé entre le gouvernement du Président Juan-Manuel SANTOS et les FARC (guérilleros) de Timoléon JIMENEZ, dit « Timochenko ». Comment le « peuple », après plus de 50 ans de guérilla, d’enlèvements et de massacres commis tantôt par la guérilla, tantôt par l’armée colombienne ou par les « escadrons de la mort » qui lui servaient de supplétifs, a-t-il pu prendre une telle décision, quasiment suicidaire ? La réponse est évidente : les citoyens colombiens qui ne sont pas plus stupides que les Hongrois ou les Français, n’ont pas répondu à la question posée, mais à d’autres ! Les uns ont voulu voter contre le gouvernement du Président Santos : celui-ci a consacré tout son temps et son énergie aux négociations avec les FARC pour sortir de la guerre civile, et les problèmes sociaux du pays sont restés en plan… SANTOS est au plus bas dans les sondages, ce qui peut paraître paradoxal, quand l’ancien président, Alvaro URIBE, le leader de la droite extrême qui appelait à voter NON, et qui a soutenu inconditionnellement l’armée et la guerre à outrance, pavoise avec 2/3 d’opinions favorables… Ce monsieur trouve qu’on fait la part trop belle aux « rebelles » dans le compromis signé : les FARC vont devenir un parti politique comme les autres, et les rebelles ne seront jamais jugés ni condamnés, sauf s’ils ont commis des « crimes de guerre ». Mais les officiers de l’Armée régulière eux aussi, sans parler des tueurs des milices, n’ont pas tous les mains propres : peut-être ces braves gens ont-ils du souci à se faire puisqu’avec la paix, ils seraient eux aussi exposés aux enquêtes judiciaires « régulières »… Faut-il rappeler que, si les FARC ont commis des enlèvements et des séquestrations – on se rappelle l’affaire BETANCOURT – la plupart des assassinats commis par l’autre bord ont visé des syndicalistes, en particulier des ouvriers agricoles ? Vous croyez que la bourgeoisie latifundiaire va approuver un traité de paix qui promet une « réforme agraire » sans cesse remise aux calendes grecques ? Faut-il rappeler qu’URIBE, lorsqu’il était au pouvoir, a, en tant que chef des armées, avec le même SANTOS comme ministre de la défense, versé des primes aux officiers, pour chaque rebelle abattu : c’est ce qui a provoqué le scandale des « falsos positivos », les « faux positifs », c’est-à-dire des assassinats d’adversaires politiques ou de pauvres bougres maquillés en guérilleros.  L’armée annonçait des « bilans flatteurs » et les officiers empochaient le prix du sang. Vous croyez que les militaires colombiens, et la droite qui leur lèche les bottes, vont approuver un traité de paix qui risque de les traîner devant les tribunaux  (plus d’un millier d’enquêtes en cours, plus de deux milliers de disparitions ou d’assassinats inexpliqués) ?

Et voilà comment un « referendum » aboutit à un vote absurde : une majorité de citoyens colombiens ont voté CONTRE LA PAIX, sans même savoir de quoi sera fait demain !

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Viktor ORBAN, premier ministre hongrois

Voyons, d’autre part, ce qui s’est passé en Hongrie : « Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation coercitive de citoyens non hongrois en Hongrie, sans l’approbation du Parlement hongrois ? », demandait benoîtement le gouvernement Fidesz (populiste et ultra-conservateur) de Victor ORBAN. L’objet du débat ne concernait qu’environ 1300 réfugiés prévus en Hongrie ; mais ORBAN, soutenu à grands cris par le parti fasciste Jobbik (15 à 20% de l’électorat quand même !) prétendait qu’il s’agissait de « musulmans, donc de terroristes en puissance ». Mieux : depuis le 16 septembre et la réunion des 27 pays européens à Bratislava, ce projet européen de répartir les réfugiés et les migrants dans les différents pays, a été effacé des tablettes… Mais il fallait maintenir ce plébiscite pour conforter une popularité en déclin : quel meilleur remède, à notre époque que de cogner sur l’Europe ? Résultat des courses : 99% de NON. Un triomphe césarien pour ORBAN ? Hélas, pour respecter la constitution hongroise il fallait plus de 50% de votants pour que le vote soit validé. Pas de pot : on n’a même pas atteint 40% ! Sans compter, à Budapest même, 11 % de bulletins nuls (un parti de « comiques » – le « parti du chien à 2 queues » – avait appelé à déposer de faux-bulletins dans l’urne). Malgré une propagande gouvernementale coûteuse (environ 50 millions d’€) la plupart des citoyens hongrois, dont une bonne partie des électeurs du Fidesz, qui n’ont JAMAIS vu un immigré, ne sont pas allés voter… Et l’opposition libérale ou de gauche avait appelé à boycotter ce plébiscite. Qu’à cela ne tienne : ORBAN, sans sourciller, annonce qu’il va changer la constitution ! Il ne lui reste plus qu’à prier pour que l’Europe accepte qu’on puisse adhérer à l’UE à la carte : telle décision me convient, je suis européen, telle autre ne me convient pas, je suis contre l’Europe ! En somme, ORBAN veut le beurre et l’argent du beurre. Ça devrait donner des idées à Mrs Theresa MAY et aux « Brexiters » anglais ! Conclusion : voilà un pseudo-referendum où on a posé une fausse question aux citoyens hongrois. Etre pour ou contre l’immigration, c’est comme être pour ou contre le réchauffement climatique : c’est juste bon pour faire causer les piliers de bistrot un jour où ils sont éméchés. Mais c’est le fond de commerce de la droite et de l’extrême-droite en France comme en Hongrie.

Et voilà comment un « referendum » aboutit à un vote absurde : une majorité de citoyens hongrois n’a PAS VOTE, malgré le bourrage de crâne, et personne ne sait de quoi sera fait demain !

Au cas où vous auriez des doutes, et que vous persistiez à penser que le summum de la démocratie, c’est de répondre à une simple question par OUI ou par NON, je vous invite à méditer les leçons du passé :

  • En 1934, HITLER obtient le cumul de la présidence et de la chancellerie allemande, tout en gardant le titre de « Führer » : 95% de OUI ! Est-ce à dire que 95% du peuple allemand était nazi ? Evidemment non. La peur qui régnait, après les exactions commises par les SS et les SA depuis 1933, avait dissuadé les opposants de se manifester…
  • En France, le plébiscite est une invention du Bonapartisme (1799, après le coup d’état du 18 Brumaire ; 1802, Consulat à vie ; 1804, Premier Empire ; 1851, après le coup d’état du 2 décembre ; 1852, Second Empire). Est-ce à dire que l’Empire était un modèle de démocratie ? Evidemment non. Mais les Républicains, pourchassés, n’avaient guère voix au chapitre…

Limitons-nous cependant à des exemples français récents (je vous fais donc grâce du récent referendum britannique dont on reparlera un autre jour) :

  • 1313396-charles_de_gaulleLe referendum de 1962 qui a décidé de l’élection au suffrage universel du Président de la République – sans passer par un vote préalable du parlement comme l’exigeait l’article 89 de la constitution – était-il la « voie la plus démocratique » pour modifier la Constitution, comme l’affirma de Gaulle ? 62% des électeurs l’approuvèrent et tous les partis – sauf les Gaullistes – furent laminés aux élections législatives qui suivirent. Si l’on songe aux conséquences d’un tel vote qui pèse aujourd’hui plus que jamais sur la vie démocratique de notre pays, on aurait sans doute bien fait d’y regarder à deux fois ! Mais les Français avaient autre chose en tête : de Gaulle venait d’échapper miraculeusement à l’attentat du Petit-Clamart, et la guerre d’Algérie de se clore par l’indépendance de ce pays, après des milliers de morts. De Gaulle menaçait de rentrer à Colombey-les-deux Eglises s’il était désavoué (ce qu’il fera d’ailleurs, après le referendum de 1969) : les Français n’ont alors pas voté pour ou contre la modification de la constitution, mais pour ou contre le maintien au pouvoir du Général. Il faut dire que le seul exemple d’élection d’un président de la République au suffrage universel avait laissé un souvenir amer : en 1848, Louis-Napoléon Bonaparte avait été élu, et s’était empressé de faire un coup d’état pour congédier ladite République !
  • Le referendum de 2005 qui a refusé la constitution européenne – autre exemple de trompe-couillon, si l’on me permet l’expression – est un plébiscite du même acabit. Je me souviens des cris horrifiés de mes amis quand je leur ai dit que j’avais voté OUI… « Comment ? toi ? un referendum convoqué par Chirac ? Tu veux vraiment garder RAFFARIN comme premier ministre ?… » Même à gauche, de bonnes âmes appelaient à voter NON, prétendant que c’était le meilleur moyen de « reconstruire » l’Europe sur des bases saines, qu’on allait ainsi signer de nouveaux traités, et blablabla… Vous n’avez pas oublié les discours de Mélenchon et de Fabius, curieusement alliés, comme l’aveugle et le paralytique ? Mais dans ce « cartel des NON », pour reprendre une formule du « grand Charles » à qui il ne déplaisait pas d’être seul contre tous, il y avait aussi, parmi les 55% de Français qui votèrent NON, toute la droite souverainiste et l’extrême-droite nationaliste, traditionnellement et viscéralement opposées à l’Union Européenne : un détail . Bref, moi, comme
    un enfant de chœur, j’avais voté en répondant à la question poséesarkozy ! J’étais convaincu qu’un refus paralyserait la construction européenne pour longtemps. C’est bien ce qui s’est passé ! C’est ce qui se passe encore, puisque « bouffer de l’Europe » est au menu de la plupart des partis conservateurs européens, et pas seulement des Tories anglais. Et je ne parle pas des partis dits « populistes », ou de ceux qui sont ouvertement fascistes, voire pis* ! Bref, j’étais bien le seul. Personne n’avait lu le projet de constitution, et tout le monde s’en foutait. A peine élu président, SARKOZY a réglé la question avec son cynisme habituel, en concoctant en 2008 le fameux
    traité de Lisbonne, qui s’asseyait sur le vote référendaire, « voie la plus démocratique » selon le catéchisme gaulliste !

Aujourd’hui, tous les candidats à la présidentielle à droite et à l’extrême-droite, c’est-à-dire ceux parmi lesquels – hélas ! – figure sans doute le prochain Président de la République, nous promettent dans leur programme des referendums à tout va… On n’a pas fini de jouer à trompe-couillon !

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*Il existe en Europe des partis qui se réclament ouvertement du Nazisme, comme « Aube Dorée » en Grèce ou le « Jobbik » en Hongrie : on n’est pas sorti de l’auberge !

Déjà le début de la fin ?

une-aureole-au-dessus-de-la-tete-jean-marc-ayrault-remet-le_1514850_1200x600La gauche en général – le Parti Socialiste en particulier – vient de payer une avance sur le prix du chantier en cours. Le solde, dimanche prochain, pour le second tour des élections municipales, risque de la mettre sur la paille. Et après les élections européennes en mai, la droite pourra pavoiser, la gauche sera à poil ! Qu’à cela ne tienne, c’est le citoyen qui paiera l’addition.

La personnalité de François HOLLANDE, son leader, n’est sans doute pas faite pour entraîner l’enthousiasme des Français, surtout en période de crise économique. Tenter sans cesse de ménager la chèvre et le chou n’est pas la meilleure façon de montrer le chemin à suivre. Le bonhomme ne manque sans doute pas d’intelligence, mais il a le charisme d’un bonnet de nuit.

Quant au gouvernement, c’est une cour de petits marquis qui rêvent de l’époque de la Fronde : chacun tire à hue et à dia, et le char de l’Etat risque de finir au fossé. Les Barons de Province, qui se croyaient intouchables, vont probablement mordre la poussière les premiers. Pourquoi une telle déroute après moins de deux ans de pouvoir, quand la droite est réélue triomphalement, y compris ses voleurs et ses escrocs1, quand le Front National, avec un programme débile2, est acclamé par une partie de l’électorat populaire qui votait hier encore à gauche ?

On me dira que la période n’est pas favorable à un gouvernement quel qu’il soit, que la hausse continue du chômage et le début de récession en 2013, ne peuvent qu’engendrer l’impopularité. Il n’empêche : il y avait des mesures simples et rapides à prendre. Aucune n’a été prise, toute décision a été pesée au trébuchet des calculs politiques et des susceptibilités patronales : il a fallu plus d’un an pour voter la loi sur « le mariage pour tous » quand le problème aurait dû être réglé en moins d’un mois3. On a remis aux calendes grecques toute réforme fiscale, et bricolé des mesures symboliques4. Hollande et Ayrault ont expliqué benoîtement au peuple qu’il fallait encore se serrer la ceinture, et quémandé l’approbation de la bourgeoisie en lui offrant, pour la nième fois, des allègements de charges sociales sur les salaires des ouvriers : ils y ont gagné la colère du peuple et le mépris de la bourgeoisie. Même pas un mot de remerciement du patronat qui, comme toujours, a empoché la pièce (ce qui est pris n’est plus à prendre), et s’est bien gardé de rendre la monnaie !

Au moins, on aurait pu casser les reins à tous les carriéristes, opportunistes, profiteurs et autres branleurs, en votant d’entrée une loi limitant le cumul des mandats, en nombre et en durée5. On aurait pu ainsi enrayer la perpétuelle dénonciation démagogique des hommes politiques. Etouffer dans l’œuf une révolte dont se pourlèchent les conservateurs et les fascistes. Il n’en a rien été.

Comment s’étonner dans de telles conditions que la gauche, qui avait la majorité dans les communes, les départements, les régions, arrive désormais non seulement derrière la droite revancharde, mais même après les crétins du Front National ? Peut-être est-ce injuste. En 2002 aussi, quand LE PEN était passé devant JOSPIN et avait assuré le triomphe de CHIRAC.

Les cocus, comptez-vous, comme disait mon adjudant de quartier, quand j’étais régulièrement de corvée à l’armée, parce que j’avais le tort à ses yeux d’être un des seuls sursitaires dans mon bataillon de chasseurs alpins !

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[1] l’inoxydable BALKANY à Levallois-Perret, l’entreprenant WOERTH à Chantilly, etc. J’ai cru naïvement, pendant longtemps, que c’était une spécificité des républiques bananières de réélire systématiquement les politiciens les plus corrompus… Hélas, nous y sommes !

[2] Les « gars de la Marine » sont apparemment les seuls à prétendre résoudre la quadrature du cercle : diminuer les impôts et embaucher des flopées de flics municipaux armés jusqu’aux dents, par exemple ! Mais comme le disait justement Marcel PAGNOL dans Marius : « Tout le monde sait bien que c’est dans la Marine qu’il y a le plus de cocus. »

[3] Il ne fallait pas longtemps pour ajouter un seul article au code civil ! (« Art. 143. – Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe. »)

[4] Ainsi le fameux taux de prélèvement de l’IRPP à 75% ne sera même pas payé par ceux qui empochent le pognon (1 million d’euros par an quand même), mais par leur entreprise : c’est la première fois, à ma connaissance, qu’on fait payer aux actionnaires les impôts des salariés !

[5] Il ne suffit pas de sanctionner les cumulards, il faut aussi empêcher que des parasites passent leur vie entière sous les ors de la République ou les lambris des Mairies, bref en finir avec les rentes de situation, quand le peuple est en train de ramer sur les bancs des galères. Mais comment convaincre des rentiers de se balancer d’eux-mêmes par-dessus bord ?

Choper la peste pour échapper au choléra

« […] le PS, lâché par ses électeurs, appelle à voter pour un voyou patenté au nom d’un front républicain de carnaval… » Jean-François KAHN

71620129Ainsi donc, le Parti Socialiste, par la voix de son 1er secrétaire Harlem Désir, appelle à voter pour l’UMP Jean-François MANCEL dans l’élection partielle de l’Oise dimanche prochain. Au premier tour en effet, Sylvie HOUSSIN, la candidate du PS, devancée en 2012 de 63 voix seulement, a perdu 10 000 voix dimanche dernier, et est arrivée derrière la candidate du Front National. Or les 2/3 des électeurs ne sont pas allés voter dimanche dernier. Du coup, la socialiste n’a pas obtenu 12.5% des électeurs inscrits, et est éliminée d’office.

Qui est ce MANCEL, le dernier rempart des « républicains » ? Un gugusse qui a fait carrière au parti gaulliste depuis 45 ans.

  • Sa carrière politique est un modèle d’opportunisme. Secrétaire Général du RPR en 1995, il est exclu de son parti en 1998 pour avoir encouragé et organisé le désistement réciproque entre RPR et Front National dans son département. La même année, il sauve sa présidence du Conseil Général de l’Oise grâce à une coalition avec l’extrême-droite. Et en 2002, il adhère à la nouvelle étiquette du parti gaulliste, l’UMP : on efface tout et on recommence !
  • Ses démêlés avec la justice sont tout aussi pittoresques. En 1997, il est l’objet de remontrances de la Cour des Comptes pour la « mauvaise gestion » du Conseil Général de l’Oise. Il faisait payer ses dépenses personnelles par le département. En 1998, le Procureur de la République classe l’affaire à condition qu’il rembourse… C’est pas cher payé.
  • En 1998, il est mis en examen pour « détournement de fonds publics » et « recel d’abus de biens sociaux » à la suite de commissions touchées sur la renégociation d’emprunts par le fameux Michel PACARY1, et sa société Rhoddlams, lequel est mort en emportant ses secrets dans la tombe (1999). Les poursuites seront finalement abandonnées en 2002, la justice n’ayant pu apporter « la preuve que les factures de Rhoddlams étaient fictives ».
  • Après une dizaine d’années de procédures diverses et variées,  pendant lesquelles il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité2, pour « prise illégale d’intérêt »3, il finit par obtenir satisfaction à l’usure en 2010 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour un vice de forme4.

Et c’est pour un tel guignol que ce brave Harlem appelle à la « discipline républicaine » ? Hé les socialos, quand vous avez pris une claque, vous réclamez un coup de pied au cul ?

Voter MANCEL (UMP) pour ne pas voter ITALIANI (FN), c’est quasiment une histoire de palindrome : choisir « la droite extrême » pour éviter « l’extrême droite », comme l’a dit justement la candidate socialiste elle-même. Et refusant de se renier, elle a ajouté : « c’est bonnet blanc et  blanc bonnet », selon le mot fameux de Jacques DUCLOS, celui qui pleurait dans sa casquette à la tribune du congrès du PC quand « le camarade Staline est mort » en 1953, mais collait le même bonnet d’âne à Pompidou et Poher en 1969 ! On pourra dupondtpréférer la métaphore des deux DUPONDT. Les coupeurs de cheveux en quatre me rétorqueront qu’il n’y a pas qu’une différence orthographique entre Dupont et Dupond, dans les albums de Tintin, mais aussi de nature : l’un a les coins de la moustache relevés, l’autre tombants. Et pour les duettistes de BEAUVAIS, il est manifeste que M. MANCEL a de la barbe, et que Mme ITALIANI n’en a pas. Ça ne suffira pas pour convaincre l’électeur que MANCEL est un type au poil !

Bref, dimanche, faites comme moi : allez à la pêche ! Et que ça vous serve de leçon : il ne faut jamais laisser traîner les doigts dans le panier de crabes !

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[1] PACARY avait pignon sur rue dans les DOM-TOM et à GRENOBLE où il a contribué à la chute du maire RPR, CARIGNON. Il a reconnu lui-même : «Je reversais 25% de mes commissions en liquide au RPR. Une ou deux fois par mois, je remettais une enveloppe au trésorier adjoint et il allait mettre l’argent au coffre. C’est le RPR qui voulait du liquide. Pas de trace.» Peut-être se vantait-il un peu… Mais pour que le Luxembourg ait consenti à l’extrader à l’époque, il fallait que les charges fussent lourdes !

[2] Cette peine d’inéligibilité a été annulée lors de son second passage en cour d’appel, heureusement. Sinon, les électeurs de l’Oise eussent été privés de ce grand « républicain » !

[3] Il avait refilé un marché, en tant que Président du Conseil Général, à la société Euro-2C, actionnaire d’une chaîne de parfumeries dont Mancel était un autre actionnaire.

[4] « la Cour de cassation n’aurait pas dû se pencher deux fois dans une composition quasi identique sur le dossier » dit l’arrêt de la CEDH. En matière de chicane procédurière, les époux TIBERI ont fait mieux : ça fait 16 ans que ça dure, et ce n’est probablement pas fini !

Autocritique

A7EiDWcCYAAZT1DOBAMA a donc été réélu avec une majorité plus nette que prévu. Il a bien joué : storytelling (voir photo ci-contre) et pari sur les jeunes, les noirs et les latinos. Question com’, il est costaud, Barack.

J’ai dit hier beaucoup de mal des centristes. C’est que les fachos me font froid dans le dos. Et que l’œcuménisme a des limites quand on a affaire à des Philistins. Mais l’élection américaine nous a donné des raisons de souffler un peu. Bien sûr, c’est dur de penser que 60% des hommes blancs des USA ont voté pour un parti d’abrutis qui hurlent au communisme dès qu’est instaurée une assurance-maladie pour 30 millions de leurs concitoyens sur les 50 millions qui n’en ont pas; ils n’hésitent même pas à représenter le président des Etats-Unis avec la mèche sur le front et le brassard à croix gammée d’Adolf HILTLER. Communiste, Nazi, dans le pois chiche qui sert de cervelle à tous les petits blancs, c’est du pareil au même. Ne leur demandez pas d’apprendre l’histoire, c’est un truc d’intellectuel, une tare encore pire que d’avoir la peau noire !

Grâces soient rendues aux femmes, aux jeunes, aux minorités ethniques ! Le parti républicain a perdu l’élection présidentielle de façon irrémédiable. Il pourra continuer à faire de l’obstruction au Congrès même s’il y a aussi laissé des plumes, et qu’il a perdu de nouveaux sièges au Sénat. Sans doute n’est-on pas sorti de la crise. Mais du moins, les plus illuminés des réactionnaires ont-ils fait la démonstration que leur stratégie ne pouvait aboutir qu’à l’échec. La course continue à droite finit dans le mur. C’est une leçon que la droite française ferait bien de méditer. En tout cas, je suis prêt à faire amende honorable : tout le monde n’est pas prêt à accepter d’enthousiasme les consignes de vote données par les curés du haut de leur chaire, ou les pasteurs, les imams, les rabbins, j’en oublie peut-être. Ou par les gourous de Wall Street derrière leurs ordinateurs. Ou par les culottes de peau dans leurs Etats-Majors.

Le pire n’est pas toujours certain.

Plutôt un grand noir qu’un petit blanc !

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Donc, on vote aux USA. OBAMA est donné gagnant contre ROMNEY à 2 contre 1. On verra ça demain…

Il n’empêche, cette élection si compliquée, si éloignée du bon vieux suffrage universel à deux tours que nous connaissons en FRANCE, nous a peut-être donné une préfiguration de ce qui nous attend en Europe. Comment est-il possible que la frange la plus réactionnaire du parti républicain ait pu imposer ses idées à un citoyen américain sur deux ? Ils sont contre l’assurance-maladie, contre l’avortement et la liberté des mœurs, contre les homosexuels et les libre-penseurs, contre les impôts et “l’Etat Nounou” (Nanny state), etc. Mais pour la liberté du loup dans la bergerie, ou du renard dans le poulailler.

Barack OBAMA pendant 4 ans a gouverné avec prudence, comme le “centriste” qu’il est. Il avait suscité l’espoir d’être différent. Il a déçu, parce qu’il ne pouvait en être autrement. Pour gouverner aujourd’hui, il faut convaincre l’opinion : c’est la rançon de la démocratie parlementaire. Or nous vivons une époque de crise où les gens ont peur de l’avenir. Où ils craignent que leurs enfants vivent moins bien qu’eux. Où 90% claquent du bec pendant que 10% se gobergent. Et où les plus riches ont réussi à convaincre les moins pauvres que ceux à qui ne restent que les miettes vont leur piquer leur pain quotidien : les noirs, les arabes, les roms, les cas sociaux, que sais-je encore…

En France, HOLLANDE, lui aussi marche sur des œufs : il ne faut faire de peine à personne. Et pourtant, d’une droite vindicative, presque aussi réactionnaire que le Tea Party américain, que peut-on attendre ? Après la peur du lendemain, après les discours délirants sur “les petits pains au chocolat de nos enfants menacés par les méchants du ramadan”, il faudra peut-être un jour prochain affronter la haine de classe de ceux qui sont prêts à renouer avec les ratonades, avec la défense de la “race blanche”, même en France. Comme les nostalgiques du KKK dans le sud des USA. A ce moment-là, il faudra choisir son camp : le centrisme, c’est le marais. Je n’ai pas envie de m’y noyer.

Forza Italia !

justice nulsLe 6 avril 2009, un séisme de magnitude 6, ressenti jusqu’à ROME, ravageait L’AQUILA dans les Abruzzes et faisait 300 victimes outre des dizaines de milliers de sans-abri. Le tribunal de cette ville vient de condamner hier les 7 scientifiques qui faisaient partie de la commission de géophysiciens réunie une semaine avant la catastrophe, à 6 ans de prison… pour n’avoir pas prévu le tremblement de terre ! Le parquet n’y était pas allé avec le dos de la cuiller en réclamant 4 ans ferme. Mais les juges italiens en ont rajouté une louche, considérant qu’il s’agissait d’un “homicide par imprudence”. Pour la partie civile, c’est un triomphe : « Cela marque un pas en avant pour le système judiciaire et j’espère que cela conduira à des changements, non seulement en Italie, mais dans le monde entier », a déclaré Wania della Vigna, avocate de 11 plaignants. Je me demande si tous ces braves gens n’ont pas un peu abusé de la grappa ! Vous vous rappelez le fameux chapitre de “l’autodafé” dans “Candide” ? “Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n’avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel autodafé ; il était décidé par l’université de Coïmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.” On reste ahuri que les juges italiens, un peuple pourtant si pieux, n’aient pas trouvé quelques hérétiques à brûler pour faire bonne mesure !

silvio-berlusconiPendant ce temps-là Silvio BERLUSCONI, qui n’a pas été fichu de reconstruire la ville depuis plus de 3 ans malgré ses promesses, court toujours, et son parti, “il popolo della liberta”, est encore majoritaire au parlement. Le beau Silvio, 76 ans et toutes ses dents, comparaît lui aussi devant un tribunal, celui de MILAN. Il est accusé d’avoir eu recours aux services d’une prostituée mineure, et d’avoir fait pression sur les enquêteurs pour étouffer le scandale. C’est le “Rubygate”. Contrairement aux savants “imprudents”, BERLUSCONI a tout prévu. Il a même gardé un culot d’enfer. S’il a fait libérer de prison la jeune Ruby – une jeune marocaine qui faisait commerce de ses charmes –, c’est parce qu’on lui avait dit que c’était “la nièce du président égyptien, Hosni MOUBARAK,” et qu’il voulait “éviter un incident diplomatique” ! On a échappé de peu à la cousine germaine du pape : l’ancien président du conseil a prétendu aussi que la jeune Marocaine “voulait se convertir à la religion catholique ». En résumé, s’il lui avait refilé un peu de pèze, c’était juste pour favoriser l’opération du Saint-Esprit. Décidément, il cavaliere prend les citoyens italiens pour des enfants de chœur.

20120925_manifestipolverini3Pendant le même temps, les caciques du parti de droite1 tiennent toujours le conseil régional de Rome, mais la présidente du Latium vient d’être contrainte à la démission devant le scandale provoqué par ses affidés qui tapaient dans la caisse. Son slogan était : “Ora facciamo pulizia” (“Maintenant nous faisons le ménage”). C’est l’histoire de l’arroseur arrosé ! La brave dame voudrait nous faire croire que le président du groupe régional du parti berlusconien, Franco FIORITO, surnommé “Batman”, 1.90m et 170 kg, inculpé de “détournement de fonds publics” n’a “pas volé, mais distribué”, comme il ose le préciser lui-même. Ce monsieur disposait de la clé d’une caisse de 8 millions d’euros, destinée aux “relations avec les électeurs”. – Si ! Ma qué cé n’est pas la corruptione ! Bien sûr, il a déjà prélevé 750 000€ pour son propre compte – si j’ose dire, vu qu’il avait une dizaine de comptes divers et variés – afin de se payer diverses bagnoles. Pourtant il ne manquait de rien puisqu’il touchait près de 300 000€ par an grâce à ses multiples indemnités de conseiller régional, président de groupe, président de commission, c’est à dire “plus que le président du conseil et le président de la république réunis” ! Mais comme il avait grand cœur, il payait sans barguigner les factures de ses petits copains du Popolo della Liberta, au nom des “relations avec les électeurs” : notes de supermarchés, repas au restaurant, achats chez Hermès, Gucci, etc. Au moment où Batman a été inculpé, il s’apprêtait à s’acheter une villa sur la Côte d’Azur, pour l’ajouter à ses onze appartements romains.

Mais bon, on est en Italie. En France, le cumul des mandats, les indemnités multiples et incontrôlées, les dessous de table, ça n’existe pas et nos élus ont un train de vie misérable. Comme le disait l’excellent Jean-François COPE, secrétaire général de l’UMP : « Tu comprends, si on n’a ici que des gens qui se contentent de 5.000 euros par mois, on n’aura que des minables« .(Sophie Coignard et Romain Gubert, L’oligarchie des incapables) FORZA FRANCIA !

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(1) Je vous fais grâce de l’histoire d’Umberto BOSSI, leader et fondateur de la Ligue du Nord, qui voulait faire rendre gorge aux profiteurs du sud de l’Italie : on s’est aperçu qu’il tapait lui aussi dans la caisse du parti pour ses voyages, ses menus plaisirs, et même l’entretien de ses baraques. Comme la plupart des caciques de l’alliance berlusconienne des partis de droite.

La Rochelle : le degré zéro de la politique

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Savez-vous que c’est à LA ROCHELLE que Choderlos de Laclos a écrit “Les Liaisons dangereuses”, après avoir séduit l’une de ses filles de bonne famille et lui avoir fait quelques enfants ? Hélas ! Les péripéties du vaudeville qui se joue depuis des semaines dans notre vieille cité protestante, sont loin d’être du niveau du chef-d’œuvre littéraire du XVIIIème siècle ! Ça fait juste les choux gras de la presse à sensation, et provoque des éclats de rire jusque chez nos voisins européens… Les socialistes rochelais donnent le triste spectacle du panier de crabes et la droite charentaise boit du petit lait : ce qu’elle n’a pas réussi à obtenir depuis 40 ans va advenir sans coup férir… La municipalité de gauche, l’une des plus progressistes de France, totalement déstabilisée par cette querelle de chiffonniers, risque de ne pas survivre aux élections législatives.

Car le fond de l’histoire est bien là. Derrière un obscur apparatchik du P.S., Olivier FALORNI, on découvre l’un des amis de Lionel JOSPIN (résident de l’île de Ré), Jean-François FOUNTAINE, patron de chantier naval1, ancien champion de voile, accessoirement vice-président socialiste de la Communauté d’Agglomération et prétendant au fauteuil du maire actuel. Il préside le “Comité de soutien” de FALORNI qui n’est que son homme de paille. Et ce dernier a enfin son heure de gloire : il tenait la boutique du P.S. en Charente-Maritime (secrétaire fédéral), et avait, “vu son rang dans le parti”, revendiqué un poste d’adjoint au maire de La Rochelle. Je n’ai jamais entendu dire qu’il ait marqué la vie de la commune par un travail remarquable ou des interventions brillantes. La plupart du temps, on ne l’entend même pas. Mais FOUNTAINE et lui avaient des comptes à régler avec Ségolène ROYAL : la présidente de la Région avait en effet mouché FOUNTAINE, alors vice-président, devant tous les conseillers, à l’occasion du vote du budget 2008 ; il proposait d’augmenter les impôts, elle, de recourir à l’emprunt. Ségolène ROYAL, qui présidait la séance, avait refusé de lui donner la parole. Humilié, FOUNTAINE avait quitté la séance en claquant la porte. Depuis, c’est la guerre ! ROYAL avait poussé l’inconscience jusqu’à tenter – vainement – d’imposer ses partisans, et d’éliminer les socialistes rochelais, soigneusement cornaqués par FALORNI, à l’occasion des élections régionales suivantes.

Et voilà comment l’humiliation dérisoire de quelques mecs par une femme politique2, sans doute un peu pète-sec, a fini par gangréner toute la gauche rochelaise. Ségolène ROYAL savait ce qui l’attendait en présentant sa candidature à LA ROCHELLE, quand le député-maire, Maxime BONO eut décidé de ne plus cumuler les deux mandats. Elle n’avait aucune chance d’obtenir l’investiture des affidés du P.S. local, et fit appel à l’arbitrage du Bureau National. Car, bien qu’il n’ait que 40 ans, las d’attendre son tour dans la file qui mène à la gamelle de soupe, FALORNI était résolu à forcer le destin et à défier “l’étrangère parachutée” par les “Parisiens”.

Et c’est là que la cuisine socialiste a tourné au vinaigre. Dans la presse locale (SUD-OUEST, La Charente Libre), l’animosité contre Ségolène ROYAL vire à l’inimitié féroce. Le discours de ses opposants devient quasiment xénophobe : “Ségolène, la “madone du Poitou”, n’est pas  de sang rochelais. Elle était dans le département voisin (Les Deux Sèvres, à 50 km de là), elle n’a qu’à y retourner !” Voilà ce qu’on me répond hargneusement quand je demande naïvement quelles divergences politiques séparent les deux candidats. Je croyais que “Français de souche”, c’était un slogan fasciste, ou Lepéniste à la rigueur. Les leaders de la droite, BUSSEREAU et RAFFARIN, ont inventé désormais le “parti charentais-maritime” contre “l’étrangère” : en vieux marins qui savent louvoyer, ils réalisent d’un coup qu’ils ont l’occasion de couler “la ROYAL” qui les a humiliés – encore des mecs frustrés, décidément – lors des dernières élections régionales (60% des voix, excusez du peu ! ). Et ils appellent à voter pour l’ancien bureaucrate socialo avec le mot d’ordre “TSS” (“Tout Sauf Ségolène”, ça rappelle évidemment le “Tout Sauf Sarkozy” qu’ils n’ont pas digéré). Désormais les maires de l’île de Ré, tous UMP, à une exception près, battent le rappel de tous leurs administrés imposables à l’ISF, assistent avec enthousiasme aux réunions électorales de FALORNI, et appellent à voter pour lui. Les sondages d’opinion se succèdent et annoncent la probable défaite de ROYAL. Mais le succès de FALORNI sera une victoire à la Pyrrhus :  80% des électeurs sarkozystes devraient voter contre ROYAL, c’est à dire pour FALORNI. Mathématiquement, on ne voit pas comment Ségolène, insultée à longueur de forum sur Internet, pourrait retourner la situation…

Pour ma part, j’ai toujours voté à gauche. Ce n’est pas à mon âge que je vais virer ma cuti ! Et si Ségolène m’a souvent paru un peu allumée – c’est un euphémisme -, il est indubitable que son bilan à la direction de la Région plaide pour elle. En tout cas, je ne vais pas me mettre à voter pour un type, FALORNI, dont le seul titre de gloire est d’avoir un grand-père rochelais, ancien capitaine du club de basket local, dont les plus fervents supporters sont tous les mecs aigris du PS, cul et chemise avec les éternels battus de la droite et de l’extrême-droite ! Si c’est ça “la gauche” rochelaise depuis trois générations, le “parti charentais-maritime” seul habilité à la ramener, je préfère rester avec tous les “bougnoules”, mes camarades “étrangers”…

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N.B. Je ne vous parle pas du fameux tweet de Mme TRIERWEILER qui a pris parti pour Falorni contre l’ex de son mec actuel. Ce blog respecte la décence : il discute d’idées politiques et ne s’intéresse pas aux histoires de cul !

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1 Le chantier naval FOUNTAINE-PAJOT est le premier constructeur mondial de catamarans de plaisance. FOUNTAINE est par ailleurs président de la “Fédération des Industries Nautiques” depuis 2009.

2. Je ne peux m’empêcher de penser que, si les rôles avaient été inversés, on n’en aurait pas fait un fromage ! Des femmes humiliées par l’autoritarisme d’un homme politique, c’est tellement courant que personne n’imagine que ça puisse avoir des conséquences…