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Les barbus marocains sont de vieilles connaissances

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Selon la nouvelle constitution, le roi du Maroc devrait choisir dans le parti majoritaire, le Parti Justice et Développement (PJD), son futur premier ministre. Ce sera probablement le secrétaire général du parti, Abdelillah BENKIRANE. Encore une fois, comme en Tunisie hier, comme en Egypte demain, les islamistes ont été élus par lassitude devant la corruption, ou du moins les compromissions, des partis politiques traditionnels. En se donnant une apparence modérée et légaliste, ils ont fini par faire croire qu’ils formaient un parti comme les autres : ils pourraient bien demain diriger un gouvernement de coalition avec des partis de gauche, au Maroc comme en Tunisie. L’union nationale, la tambouille où mijotent droite et gauche,  est la recette à la mode; pourquoi ne pas y ajouter un fond de sauce islamiste ?

Mais cet empressement à effacer l’ardoise ne suffit pas à inventer une nouvelle cuisine !

Qui est BENKIRANE[1] ? Un islamiste qui a fait ses classes dans les années 70 à la « Chabiba islamiya » (jeunesse islamique), une organisation clandestine qui cassait du gauchiste dans les universités, et dont le principal coup d’éclat a été l’assassinat en décembre 1975, à l’arme blanche, d’Omar BENJELLOUN dirigeant de l’USFP (parti socialiste), et successeur de Mehdi BEN BARKA assassiné en France dix ans plus tôt dans les circonstances que tout le monde connaît. Les circonstances troubles du crime, la fuite de son chef Abdelkrim Moutiî à l’étranger, la condamnation à mort, commuée en réclusion à perpétuité, en 1994, puis la grâce des deux tueurs en 2004, laissent à penser que l’assassinat avait été commandité par les services secrets du roi Hassan II[2].

Mais BENKIRANE avait du nez. Il a senti le vent tourner, et fini par rompre avec le mystérieux Moutiî[3] qui dirigeait l’organisation clandestine depuis l’étranger. Cette rupture lui vaudra d’être considéré comme un « traître vendu au Makhzen[4] » par de « jeunes islamistes » plus radicaux. BENKIRANE va en effet se faire l’apôtre du compromis – certains islamistes disent des « compromissions » – avec le régime. Dirigeant d’une association intitulée « Al Jamaâ Al Islamiya », il la saborde pour créer, avec d’autres associations islamistes, le MUR (Mouvement Unité et Réforme). Et c’est sur les conseils et avec l’approbation de Driss BASRI, ministre de l’intérieur et âme damnée de Hassan II, qu’il finira par faire de l’entrisme, comme un vulgaire trotskyste, dans un parti quasiment en déshérence, fondé par l’un des pionniers de l’indépendance marocaine Abdelkrim KHATIB, le Mouvement populaire démocratique constitutionnel (MPDC). Nous sommes en 1996. Un an plus tard, il est élu député avec huit autres coucous. Deux ans plus tard, le parti change de nom et devient le PJD. La manœuvre est un plein succès. En 2007, le Makhzen est obligé de bourrer les urnes, suivant une tradition bien établie, pour limiter le succès du parti islamiste (47 députés élus). BENKIRANE avale la couleuvre, et proteste mollement. Mais cette fois, on dépasse la barre des cent députés (plus du quart du parlement) : il faut bien montrer que la nouvelle constitution sert à quelque chose !

Quelle est la ligne politique de BENKIRANE ? D’abord une fidélité sans faille au roi du Maroc : « Allah, El Watan, El Malik » ; « Dieu, la Patrie, le Roi ». Les islamistes du PJD sont les plus ardents défenseurs du fameux triptyque marocain. Benkirane, est un puriste puisque son allégeance va jusqu’à s’opposer à toute monarchie constitutionnelle, «totalement inadaptée au royaume». C’est sans doute pourquoi les islamistes se sont opposés, dès le début, au « mouvement du 20 février » dont les manifestations leur ont pourtant ouvert les portes du pouvoir, et qui a appelé, en vain, au boycott des dernières élections législatives.

Comme partout au Maghreb, les démocrates ont fait le lit des partis islamistes. C’est triste à dire, mais c’est un fait. L’idéologie de BENKIRANE et de ses acolytes est pourtant manifeste dans ses prêches (meeting de la jeunesse du PJD, juin 2011) : «Les laïques veulent répandre le vice parmi ceux qui ont la foi. Ils veulent que dorénavant, les citoyens puissent proclamer le péché ! Ils veulent que la déviation sexuelle [l’homosexualité dans le jargon islamiste] devienne répandue !» […] «Que celui qui porte de tels immondices se cache, car s’il nous montre sa face, nous lui appliquerons les châtiments de Dieu!». En arabe, les «châtiments de Dieu» font référence à la peine de mort pour l’apostat et la lapidation pour les fornicateurs. On peut évidemment souhaiter que ses paroles aient dépassé sa pensée ! Mais quand on voit avec quelle énergie le PJD a pris la tête des dénonciateurs du Mouvement alternatif des libertés individuelles (MALI) qui revendique la liberté de culte, pourtant inscrite dans la Constitution, et la dépénalisation des interdits religieux comme l’obligation de respecter publiquement le jeûne du ramadan, on peut s’attendre au pire… En 2009, devant une simple velléité de manifester, à l’initiative de deux jeunes femmes – 100 policiers avaient été dépêchés pour arrêter 10 porteurs de sandwich au fond de leur sac – RAMID, le compère de BENKIRANE, avait fulminé : « Nous ne pouvons accepter que des musulmans dé-jeûnent publiquement. Le législateur ne peut négliger les sentiments de 99,99% des Marocains en faveur de 0,01% de personnes qui souhaitent pouvoir manger ouvertement.» Et il ajoutait que ça «ouvrirait grand la porte à la discussion sur la liberté de disposer de son corps, et ainsi à la dépénalisation de la pédérastie […] A ce rythme, demain, ils voudront sortir nus dans la rue!». On mesure tout de suite la profondeur de pensée des islamistes qui n’a rien à envier aux diatribes les plus réactionnaires de l’extrême-droite française. A l’exception de la révérence due au ramadan, ça va de soi…

Mais ils n’en ont pas seulement contre les homosexuels, ou les laïques ! L’autre cible prioritaire, ce sont les Berbères. Or la nouvelle constitution reconnaît la langue amazighe[5]. BENKIRANE n’a pas hésité à dauber sur les idéogrammes (le Tifinagh) en prétendant que c’était du « chinois » ! Ça promet ! Autres phobies des islamistes, les festivals de musique, considérés comme des lieux de débauche de la jeunesse[6], le cinéma qu’Attajdid [7], le journal officieux du parti, dénonce régulièrement comme immoral ou blasphématoire ! N’en jetez plus…

Bref, les barbus du PJD ne sont qu’un parti réactionnaire, pudibond, et légitimiste de surcroît. Il est le rejeton monstrueux de l’alliance du trône alaouite et de l’islamisme clandestin, qui, dans ma jeunesse, faisait la chasse à mes camarades de l’UNEM (Union Nationale des Etudiants Marocains) parce qu’ils étaient de gauche. Bonne chance aux derniers survivants des socialistes marocains : ils vont peut-être gouverner demain avec les fils spirituels des assassins d’Omar BENJELLOUN. Il faut qu’ils ne soient pas rancuniers, ou bien qu’ils soient suicidaires !

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[1] On peut dire à peu près la même chose de son compère El Mostafa Ramid, chef du groupe parlementaire du PJD

[2] On ne prête qu’aux riches : on a dit aussi qu’ils étaient responsables de l’assassinat de Abderrahim Menioui, membre du secrétariat politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS, le parti communiste marocain)

[3] Aux dernières nouvelles, il était réfugié en Libye, après avoir été accueilli – bizarrement – en Arabie Séoudite.

[4] Makhzen, nom donné en arabe au système d’administration du royaume, avec le roi à sa tête

[5] Il est toujours interdit à un Berbère – jusqu’à preuve du contraire – de donner à l’un de ses enfants, un prénom qui ne soit pas « arabo-musulman ».

[6] Le PJD avait d’ailleurs accusé les stars invitées à Rabat au festival Mawazine «d’homosexualiser le Maroc» (Elton John) ou de «favoriser les mœurs légères» (Shakira)

[7] Le journal avait d’ailleurs affirmé que le tsunami qui avait dévasté l’Asie du Sud-Est, en 2005, était un « châtiment divin ».

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Faut pas charrier…

imgadLa “Charia”. Depuis le triomphe d’Ennahda aux élections tunisiennes, et la chute de Kadhafi en Libye, pas un jour où on ne nous bassine avec ça! Les mouvements féministes, instruits par l’expérience iranienne ou afghane, craignent, avec quelque raison, que leurs libertés soient menacées.

Lybie : Qu’ Abd El Jalil (le président du CNT) annonce l’instauration de la Charia et le retour de la polygamie,  et c’est un concert de protestations indignées ! Mais que pouviez-vous attendre d’une pareille crapule ? Personne n’ignorait qui il était, puisque les dirigeants du CNT ne sont pas de valeureux révolutionnaires, mais d’anciens affidés de Kadhafi qui ont tourné leur veste. Abd El Jalil, ancien ministre de la justice, avait organisé le procès des infirmières bulgares et confirmé leur condamnation à mort. Sarkozy et Bernard-Henri Lévy ont les alliés qu’il méritent. Soit dit par ailleurs, Kadhafi a été salement lynché. En voilà toujours un qui ne parlera pas, et ce n’est pas Sarkozy qui s’en plaindra. Moi si ! Et ne m’en veuillez pas si j’ai encore la faiblesse de préférer un procès à une exécution sommaire…

Tunisie : le succès d’Ennahda, le parti islamiste, correspond à celui d’un « parti de l’ordre » après une révolution. Bref, les Tunisiens ont voté à droite ! De toute façon, il ne faut pas rêver. La laïcité est incompréhensible pour un musulman. Quand je vivais au Maroc, j’ai essayé d’expliquer ça à mes élèves et mes amis marocains pendant 6 ans. En vain. C’est trop loin de leur système de référence. Mais ce qui est sûr, c’est que les Islamistes auront fort à faire pour faire rentrer les filles et les femmes au foyer ! Et si les partis de gauche avaient été capables de présenter un front uni au lieu de défendre chacun sa chapelle (1500 listes au total !), l’effet produit aurait été différent : on aurait dit que la gauche faisait jeu égal avec les Islamistes. Mais je le répète : Ennhada, c’est d’abord un parti de droite conservateur. Les gens ont la trouille du désordre. Comme aux élections de 1968 en France. C’est, somme toute, moins grave qu’en Libye où les oppositions tribales et régionales sont encore prépondérantes.

arton1643-d8573Cela dit, je ne suis pas naïf au point de croire que les libertés ne sont pas menacées par un parti religieux. N’importe quelle religion ! Il suffit de voir comment les Salafistes ont mis à sac la chaîne de télévision qui avait programmé “Persépolis” de Marjane SATRAPI au prétexte d’une seule image (voir ci-dessus), considérée comme blasphématoire puisqu’elle est censée “représenter”… Allah ! Ennahda a condamné la méthode (violente), mais pas le fond (la proscription) ! 391806134A vrai dire, je n’ai pas entendu le gouvernement français protester plus vigoureusement quand les intégristes catholiques ont attaqué, à PARIS, presque en même temps, le Théâtre de la Ville et les spectateurs sur lesquels ils ont déversé de l’huile de vidange… Il paraît que la pièce de Roméo Castellucci intitulée « Sur le concept du visage du fils de Dieu », est blasphématoire. C’est devenu une manie chez tous les cagots ! Et la haine de la liberté d’expression est commune, comme on voit, à tous les calotins !

Mais regardons plus en détail le programme du parti islamiste Ennahda en Tunisie, lequel prétend être l’équivalent d’un parti “démocrate-chrétien” en Europe. Hamadi Jebali, le probable futur premier ministre, a donné une interview au “Monde” le 18 octobre. Proclamant sans hésitation :  »L’essentiel est de respecter les libertés » , il répond à la question “Un homosexuel peut-il adhérer à votre parti ? “ et illustre sa conception des libertés:

Oui, s’il respecte le règlement et les principes de Ennahda. Nous n’allons pas intervenir dans ses actes personnels, mais il doit respecter aussi nos principes, qui sont contre ses agissements. Homosexuels ou autres.

Autrement dit, ça va pas être triste pour les gays ! En Iran, on les pend. Là, on leur rappelle qu’ils ont intérêt à raser les murs. C’est déjà ça,  me direz-vous. D’ailleurs, pour les femmes, ce n’est pas mieux. Souad ABDERRAHIM, cette pharmacienne au brushing soigné et au tailleur-pantalon impeccable , tête de liste aux élections à TUNIS, bref, la meilleure preuve de l’ouverture d’esprit du parti islamiste, et peut-être la future présidente de l’assemblée constituante, déclare tout bonnement :

« La liberté totale de la femme n’est pas possible. Par exemple, une femme homosexuelle ne peut pas prétendre exactement aux mêmes droits. On peut être à la page, mais on doit préserver ses racines », explique Souad Abderrahim. » Et de poursuivre : « À Ennahda, on ne soutient pas le mariage avec les étrangers. On ne révisera pas non plus la question de l’héritage. Il est écrit dans le Coran que l’homme doit toucher deux fois plus que la femme, c’est très clair. » (Sud-Ouest dimanche, 30/10, reportage de Delphine Bauer/Youpress à Tunis)

Tu l’as dit : c’est très clair. Plus réactionnaire, on ne peut pas faire. Et la bonne dame conclut par :

« Nous sommes pour l’égalité dans les acquis et les devoirs, mais dans le respect des origines. »

Le respect des origines. L’identité arabo-musulmane. Bref le même discours que l’extrême-droite européenne, toutes proportions gardées. En France, les fachos de tout poil ne font-ils pas la chasse aux Musulmans au nom “de l’identité et des origines chrétiennes de l’Europe” ?

Rached Ghannouchi, le leader du parti, a dû leur donner des “éléments de langage”, comme on dit à l’UMP, si l’on en juge par deux interviews récentes. Sur Express FM, il a insisté pour mettre en avant l’identité arabo-musulmane de la Tunisie, « une affaire nationale qui concerne tout le monde, pas un seul parti ».

« Notre langue, c’est la langue arabe. On est devenu franco-arabe, c’est de la pollution linguistique », a-t-il déploré.

Là aussi, il ne prend personne en traître : l’arabe, la langue sacrée du Coran, va être généralisé dans l’enseignement. Bon courage aux futurs étudiants. Au pire, comme au Maroc, la bourgeoisie enverra ses enfants dans les lycées français, puis dans les universités étrangères. Pour le petit peuple, pas besoin de se polluer l’esprit en apprenant le Français et toutes ces salades laïques inventées par l’ancien colonisateur honni ! Mais soyons justes, dans “Le Monde” du 29/10, il affirme qu’il ne faut pas le confondre avec les extrémistes salafistes (les gugusses qui ont attaqué les mécréants à coups de battes de baseball) :

Nous avons quelques débats avec eux, afin qu’ils changent leur vision de l’Islam, comme le fait de dire que la démocratie est “haram” [interdite] ou kafir [mécréante]. […]Nous pensons qu’il n’y a aucune contradiction entre l’Islam et la démocratie…

Ouf ! On l’a échappé belle ! Un peu plus et on était bon pour la bastonnade ! Vous êtes trop aimable, M. GHANNOUCHI de donner votre onction à la démocratie. Vos concitoyens ont fait la révolution pour vous l’obtenir. Ils seront soulagés de savoir qu’ils ne sont pas des mécréants pour autant!

Le slogan d’Ennahda dit  : “Ecoutez-nous, et n’écoutez pas ceux qui parlent de nous.” Bien ! Voilà ! C’est ce que j’ai fait ! “Nos adversaires ont utilisé […] l’argument du double langage sans la moindre preuve”, affirme Ghannouchi au “Monde”. Je ne sais pas ce qu’il vous faut, cher Monsieur !

“Divine surprise”…

h400_cabu_charlie-hebdo_8_21On connaît ce mot de MAURRAS à propos de la prise du pouvoir par le Maréchal PETAIN, à la faveur de la “débâcle” de Juin 1940. Leurs héritiers d’extrême-droite ieupourraient pousser la même exclamation, eux qui n’hésitent pas à comparer l’immigration à “l’occupation allemande”. L’UMP veut en effet disputer au Front National les votes des “fachos”, en lançant un débat sur “la place de l’Islam en France”. Tremblez bonnes gens, voilà les musulmans, rantanplan ! Entonnons la Marseillaise et sortons le drapeau : “Quoi ces cohortes étrangères! / Feraient la loi dans nos foyers!”1

En tout cas, la petite LE PEN jubile d’autant plus que les sondages d’opinion lui promettent 20% des voix à l’élection présidentielle : “La dernière fois que  [Nicolas Sarkozy] a utilisé ça, c’était le débat sur l’identité nationale, et le Front national a fait 15 % aux régionales. Donc un petit effort encore, M. Copé, un petit débat, un petit blabla sur l’islam, la laïcité, et je pense effectivement que nous pourrons terminer la présidentielle à 25 %.”

Le Ministre du logement, un certain APPARU, a eu une révélation : il suffirait de modifier la loi de 1905 (Séparation de l’Eglise et de l’Etat) et de subventionner la construction de mosquées. Proposition retoquée. Pas touche à la laïcité, c’est pas vendeur, coco !

Vains dieux ! Encore quinze mois à tenir avant la présidentielle, avec chaque jour de nouveaux délires de tous les agités du bocal… Mais vous allez bientôt nous foutre la paix avec vos histoires d’imams, de rabbins et de curés ?  Il y a quatre millions de Français qui n’ont pas de boulot, et ce n’est pas en brûlant des cierges qu’on va leur en trouver !

1Troisième strophe de la Marseillaise (sic)

et pendant ce temps-là…

L’extrême-droite nous bassine depuis des lustres avec le danger de “l’immigration islamiste” et organise en même temps des manifestations avec les intégristes chrétiens de toutes les chapelles contre la liberté d’avortement en France. 1469587_3_e052_les-manifestants-dont-des-pretres-et-desQuelque 6 500 personnes selon la police, 40 000 selon les organisateurs, opposées à l’avortement, ont défilé, dimanche 23 janvier, à Paris, pour une septième « grande marche nationale pour le respect de la vie ». Cette participation est deux fois plus importante que celle enregistrée en janvier 2010 lors de la sixième marche, qui avait réuni 3 100 personnes selon la police, 20 000 selon les organisateurs (Le Monde du 25 janvier 2011).

Le collectif  “En marche pour la vie” qui appelait à la manifestation réunit, outre cette association, “Choisir la vie”, “Chrétienté-Solidarité”, le “comité pour Sauver l’enfant à naître”, la “Confédération nationale des familles chrétiennes”, “Laissez-les vivre”, “SOS futures mères” et “Renaissance catholique”, entre autres. Rien que du beau linge ! Nombre de prêtres et de pasteurs participaient à la manifestation qui avait reçu un message d’encouragement du Pape Benoît XVI. La prochaine marche contre l’avortement aura lieu en Janvier 2012, juste pendant la campagne électorale pour les Présidentielles… Bizarre. Vous avez dit bizarre ?

La prochaine fois que la petite Marine (LE PEN) vous fait son numéro de faux-cul sur la“laïcité” et contre les “envahisseurs musulmans”, vous êtes autorisés à rigoler. Quoique… Il n’y a sans doute pas de quoi rire ! Tous ces braqués du goupillon sont de plus en plus dans l’air du temps : d’ici qu’on revienne au bon vieux temps de l’aiguille à tricoter et des faiseuses d’anges… Horresco referens !