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Le chêne sent le sapin

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Le “chêne”, c’est l’association gaulliste qui soutient l’action politique de MAM. En quelque sorte, son parti politique privé. Si l’on en croit les rumeurs dans la presse depuis hier, Mme ALLIOT-MARIE serait plus proche de la porte que de l”augmentation. On aura beau dire que c’est une “victime collatérale” de la révolution tunisienne, qu’elle n’a rien fait d’illégal, il n’empêche qu’une ministre qui ne peut plus s’exprimer publiquement sans susciter les sarcasmes de ses auditeurs, ça fait désordre. Et si elle avait eu un peu de dignité, MAM aurait démissionné avant d’être virée comme une malpropre.

En fait ce que craint SARKOZY, c’est que les mauvaises langues ne finissent par répéter ce qui m’apparaît personnellement comme une évidence. A qui fera-t-on croire que l’achat en douce d’une SCI tunisienne par ses vieux parents (94 et 92 ans) vise à garantir leurs vieux jours ? C’est une des combines les plus répandues pour mettre son patrimoine à l’abri du fisc français et préparer un héritage sans frais. Et qui va hériter ? MAM. CQFD.

Note : Le père MARIE, plus connu comme ancien arbitre international de rugby, député gaulliste et maire de Biarritz, est un vieux renard des combines politiques. Il a même constitué avec l’aide de sa fille une “Fondation du bénévolat” qui touche quelques millions de subvention de l’Etat et emploie toute la petite famille. Même PARIS-MATCH, pourtant peu suspect d’antigaullisme, en disait pis que pendre. C’est dire !

Feu sur les lampistes !

NJ002_antonioPuisque SARKOZY a dit qu’il y aurait des sanctions, il y en aura, bon sang de bois ! Il ne s’agirait pas que le Président de la République déroge à ses principes : “causer d’abord, réfléchir ensuite”. Les juges, montrés du doigt, ayant été blanchis, les policiers, mis dans le même sac – on mélange parfois les torchons et les serviettes – ayant été absous, le sieur MERCIER, centriste garde des sceaux  et triste sire, a été sommé de trouver le pauvre type à qui faire porter le chapeau : C’est le directeur des services pénitentiaires de Rennes, le patron des matons qui a gagné le pompon ! Il “n’est plus en mesure d’exercer son autorité dans des conditions compatibles avec l’intérêt du service”, précise un communiqué. Mais le plus marrant est l’exposé des griefs qui lui valent d’être viré comme un malpropre : «mauvaise utilisation des moyens informatiques», «choix inadaptés sur l’affectation des moyens», «charges de travail lourdes»… Ce n’est bien sûr pas le Gouvernement qui met la justice sur la paille, c’est le sous-fifre qui est chargé de déshabiller Pierre pour habiller Paul qui est accusé d’attentat à la pudeur, et se retrouve à poil ! Il y a quand même une justice, non ?

dites-degage-moubarak-et-pas-casse-toi-pauvre-con,M49197Puisqu’ALLIOT-MARIE, ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères, s’accroche à son poste comme l’arapède sur le rocher breton, il fallait bien trouver une victime expiatoire de toutes les bévues de ce gouvernement dans la chute de “nos amis” de TUNISIE et d’EGYPTE. C’est le Quai d’Orsay, avec ce courage propre aux diplomates de carrière, qui a trouvé l’animal à sacrifier sur le champ : un malheureux prof de Lettres du Lycée français du CAIRE a été réexpédié à PARIS dès les premiers jours de février par le premier avion, immédiatement suspendu, et menacé de rétrogradation. Son crime (de lèse-majesté) ? Avoir rejoint les manifestants de la place Tahrir – sa femme est égyptienne – avec une pancarte pour dire à Moubarak de “dégager”. Mais ces Messieurs Dames de l’Ambassade se sont étranglés quand ils ont vu ladite pancarte sur BFM TV. Faut pas exagérer ! Une telle vulgarité donne une image déplorable de la France. Surtout pour un prof de français ! Aux dernières nouvelles, notre Ministre inoxydable a décidé d’être indulgente :  juste un simple blâme ! Mais à une condition : interdiction de causer à la presse – sans doute le fameux “devoir de réserve” dont on nous rebat les oreilles – sous peine d’être interdit de séjour en Egypte, et de ne pas pouvoir rejoindre sa femme et ses enfants avant l’âge de la retraite. Donnant-donnant. C’est ce qu’on appelle le langage diplomatique ?