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vendredi 13

CULfLKFXAAAYzOBOn a donc affaire à des simples d’esprit ! Ils croient qu’en se faisant péter la gueule et en tuant le plus possible de « mécréants », ils iront directement au paradis d’Allah où les attendent des « vierges » prêtes à se faire sauter (elles aussi, mais pas dans le même sens).

Avez-vous noté que c’est quasiment tous des petits voyous qui faisaient du trafic de haschich, ou qui braquaient des épiceries de quartier ? Je me suis toujours demandé pourquoi les régimes fascistes de toute obédience s’en remettent à des crétins ou des demeurés pour accomplir les crimes que réclame leur idéologie (Cf. « la résistible ascension d’Arturo UI » de BRECHT, et « Lacombe Lucien » de Louis MALLE, ou la liste des petites frappes qui ont servi d’auxiliaires de la Gestapo pendant la guerre). Ce qui rassemble les Islamistes de tout poil, des Wahhabites d’Arabie Séoudite aux Chiites d’Iran, c’est leur haine de la démocratie. Mais les « calotins » ne valent guère mieux puisqu’ils considèrent tous que le dogme religieux est supérieur aux lois de la République. Voici ce qu’écrit l’abbé GROSJEAN (comme devant ?), porte-voix de l’Eglise catholique, dans le Figaro :
« Face à l’islamisme, une France prisonnière de la culture libertaire1 et du relativisme est une France fragile et démunie symbole_anarchistede ce qui fait sa grandeur et sa force. Une France qui ne s’aime pas, qui ne transmet plus l’héritage culturel et spirituel des siècles passés, qui ne sait plus ce qu’est le vrai, le bien, le beau, qui n’assume pas son passé ni sa vocation, qui s’auto-flagelle en permanence… cette France-là ne sera pas forte devant Peace for Parisces
barbares qui – eux – ne connaissent pas le doute. »
Les curés vont bientôt nous ressortir « la France, fille aînée de l’Eglise » ! Les mécréants vont avoir intérêt à marcher droit, Deo Gratias !

Donnez le pouvoir à ces braves gens – si LE PEN y arrive, il ne vous restera plus qu’à prier Ste Rita, « patronne des causes désespérées » – et vous aurez les mêmes résultats qu’avec les barbus.

Evidemment, il faudrait aussi se demander comment des jeunes paumés élevés en France, éduqués par l’école laïque, peuvent être cons au point de tirer dans le tas quand on leur donne une Kalachnikov. Pourquoi ont-ils accumulé une telle frustration qu’ils sont devenus capables de se prendre pour des héros quand ils assassinent benoîtement leurs voisins, leurs concitoyens, leurs compatriotes ? Ils ont assurément un pois chiche dans le cerveau, mais le discours hystérique contre les « étrangers » et les « musulmans » des demeurés de droite et d’extrême-droite n’y est sans doute pas étranger, si j’ose dire…

Quoi qu’il en soit, les fascistes islamistes ont déjà gagné la première manche :      « l’Etat d’Urgence », après « la loi sur le Renseignement », a consacré la fin de nos libertés républicaines et du respect du droit2, puisque les flics ont désormais toute liberté pour surveiller, espionner, perquisitionner, arrêter, sans rendre aucun compte à un juge ! On me répondra qu’ils le faisaient déjà avant – je parle de la surveillance coutumière des « Renseignements Généraux » – mais c’était illégal. Désormais, on n’aura plus qu’à fermer sa gueule : ils ont tous les droits ! 95% des Français approuvent, et la cote de HOLLANDE remonte dans les sondages…

CUGIqrvXAAAS97fSi la Droite et l’Extrême-Droite reprennent le pouvoir (je suis convaincu que l’avenir, plus ou moins proche, nous réserve une grande alliance de la droite et de l’extrême-droite, comme ça s’est déjà passé dans nombre de pays européens tels l’Autriche, le Danemark ou la Finlande), le terrain sera déjà prêt : la législation leur permettra d’interdire toutes les associations qui leur déplairont, de mettre en résidence surveillée tous les opposants gênants, etc. J’exagère ? Probablement n’avez-vous pas lu le texte de la loi sur la prolongation de « l’Etat d’urgence », ni écouté le discours de HOLLANDE au congrès de Versailles : tout y est !

Bref, on est en train de jeter le bébé avec l’eau du bain, comme dit le proverbe… C’est un truc qui ne risque pas de m’arriver. J’ai eu la prudence de ne pas faire d’enfants !

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1. Personne ne semble avoir remarqué que le dessin conçu par un certain Jean JULLIEN, intitulé « Peace for Paris », que les « croyants » ont transformé en « Pray for Paris », était en fait une transposition astucieuse du « A » libertaire (Anarchie). Pour ceux qui n’en sont pas convaincus, j’ai collé les 2 dessins côte-à-côte.

2. J’ai eu naguère une discussion un peu rude avec une de mes anciennes élèves de CASABLANCA, journaliste talentueuse d’ailleurs, qui, à la suite du massacre de « Charlie-Hebdo », dénonçait de façon virulente « l’islamophobie » des Français ; je lui avais fait remarquer que, jusque là, l’état de droit restait maintenu en France, et qu’aucun « Patriot Act » n’avait créé de législation d’exception, comme aux USA. Hélas, cette fois, c’est quasiment fait. Avec mes sincères regrets, Yasrine…

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VALLS à trois temps…

MARTIN AURORE

1° temps : Manuel VALLS, le plus à droite des ministres de gauche, premier flic de France, veut faire son Sarkozy. Il fait partie de ces politiciens qui sont prêts à renier les convictions qui les ont fait élire pour complaire à ceux du bord opposé, et conforter leur popularité au Top 10 des instituts de sondage.

2° temps : il multiplie les déclarations va-t-en guerre contre les tueurs de Marseille ou de Corse et les voyous de banlieues diverses, fait expulser sans commentaires les prêcheurs islamistes planqués dans leurs mosquées et les roms installés dans des camps de fortune. Ainsi, après avoir adulé le ténébreux Guéant, les petits vieilles des beaux quartiers vont adorer le beau Manuel.

3° temps : hier, le ministre de l’intérieur, socialiste de circonstance, après son interview à El Païs promettant une guerre sans merci à l’ETA basque, fait arrêter la jeune Aurore MARTIN, 33 ans, à Mauléon (Pyrénées Atlantiques, France), son village, par la gendarmerie française qui l’extrade sur le champ, et la remet à la Guardia Civil espagnole : il a fallu moins de 5 heures pour ce tour de force.[1]

Que reproche-t-on à cette jeune femme ? D’appartenir à Batasuna, parti accusé de n’être que la vitrine légale de l’ETA qui, quoiqu’ayant renoncé à la lutte armée, n’a toujours pas officiellement déposé les armes. Tout le problème est là : si grâce à une loi espagnole de 2003, Batasuna est considéré comme une “organisation favorable au terrorisme” et interdite en tant que telle, ce n’est pas le cas en France. Or normalement, pour qu’un citoyen français soit extradé dans un autre pays, il est nécessaire qu’il y ait une double incrimination, c’est à dire que la législation reconnaisse comme crime le motif d’inculpation dans l’un comme dans l’autre pays, même quand a été lancé un “mandat d’arrêt européen”. Sauf dans un cas : le terrorisme. Et c’est ainsi qu’Aurore MARTIN, accusée d’appartenir à Batasuna, et soupçonnée d’avoir assisté à des réunions de cette organisation politique en Espagne, a été arrêtée en France et immédiatement expédiée dans les geôles espagnoles par Manuel VALLS, fils de républicains espagnols réfugiés en France à l’époque franquiste.[2]

A ma connaissance, c’est la première fois dans l’histoire qu’une citoyenne française est extradée sous l’accusation de “terrorisme”. Et il a fallu un ministre socialiste pour en arriver là. Ce que Sarkozy n’avait pas osé, Valls l’a fait !

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* On lira avec profit la tribune libre publiée dans « Le Monde » en 2011 par Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature, et Patrick Henriot, secrétaire national du Syndicat de la magistrature.

[1] Arrêtée à 16 heures dans son village, à Mauléon, elle a été livrée aux Espagnols à la frontière, à Biriatou, à 20 h 45.

[2] Elle risque jusqu’à 12 ans de prison selon la loi espagnole pour un délit dont elle est innocente en France.

“Divine surprise…”

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On connaît la fameuse phrase de Charles MAURRAS, idéologue de “l’Action Française”, qui se félicitait de la débâcle française en 1940 devant l’armée allemande, laquelle avait permis l’arrivée au pouvoir du Maréchal PÉTAIN, et la fin de la République !
Toutes proportions gardées, je me demande si on ne pourrait en dire autant de cette folie meurtrière contre des soldats de l’armée française et des enfants de religion juive, perpétrée par un allumé se réclamant du “djihad” : la droite et son champion, l’extrême-droite et son égérie, étaient en mauvaise posture. La restauration d’une image présidentielle tutélaire pour SARKOZY (ses interventions à la télévision ne sont évidemment pas comptabilisées) est en bonne voie. Le fond de commerce de la famille LE PEN & Co, la peur des « méchants musulmans », va faire un malheur sur le marché électoral !
Mais ce qui me sidère, c’est l’appel à « l’unité nationale » : si c’était vraiment le cas, le Président de la République aurait dû convoquer les représentants de la Nation pour les tenir informés de l’avancement de l’enquête, je veux parler des élus des partis de la majorité et de l’opposition. SARKOZY s’en est bien gardé! Et qui a-t-il invité à l’Elysée, par deux fois ? Les représentants des religions juive et musulmane. Bien joué. La république réduite à l’œcuménisme religieux ! SARKOZY est décidément un excellent comédien…

Ce qui me rappelle un autre mot historique, celui de Pie VII commentant avec ironie l’attitude de Napoléon, alternant flatteries et menaces : « Commediante! Tragediante! »

Anniversaire : GUANTANAMO a 10 ans !

251123_des-detenus-de-la-prison-americaine-de-guantanamo-a-cuba-le-27-janvier-2002Il y a exactement 10 ans, le 11 janvier 2002, Georges W. BUSH, président des Etats-Unis d’Amérique, signait un décret pour ouvrir un camp de prisonniers à CUBA, sur la base américaine de Guantanamo Bay. Lorsqu’il a été élu en 2008, Barack OBAMA avait promis de fermer cette prison illégale où sont encore détenus sans jugement 171 prisonniers. Chaque prisonnier coûte pourtant 800000$/an au budget fédéral ! Mais il ne s’est rien passé. Les Américains les ont oubliés, sauf peut-être les 1850 GI qui servent de geôliers. On ne savait pas quoi faire des pauvres types qui avaient été raflés par la CIA : certains n’avaient jamais mis les pieds en Afghanistan et n’avaient aucun rapport avec les terroristes…

Il faut écouter le témoignage de Lakhdar BOUMEDIENE, ancien responsable du Croissant Rouge en Bosnie, arrêté par les Bosniaques, livré aux Américains, interné à Guantanamo pendant 8 ans, nourri de force pendant 2 ans à la suite de sa grève de la faim, autorisé à faire valoir ses droits par la Cour Suprême des USA en 2008, et finalement expulsé en France : il n’a plus son passeport algérien, l’Algérie refuse de le reconnaître comme un de ses citoyens. Personne ne sait quel “deal” a été passé entre les Etats-Unis et la France à son sujet…

Inutile de préciser que cet homme, reconnu innocent par un juge fédéral américain, n’espère même pas obtenir une indemnisation quelconque. Voici ce qu’a répondu un autre juge fédéral, un certain Richard Leon, à la requête d’un détenu syrien, lui aussi emprisonné par erreur :

« War, by its very nature, victimizes many of those caught in its wake. Innocent civilians are invariably killed, and sometimes even mistakenly imprisoned. Our legal system was never designed to provide a remedy in our Courts for these inevitable tragedies, especially in a conflict like this where terrorists cunningly morph into their surroundings. »(1)

Une page d’anthologie ! Je résume pour ceux qui ne lisent pas l’anglais : “ Ach ! La guerre, Gross Malheur ! On n’y peut pas grand-chose. Et la loi n’avait pas prévu ce genre de situation.” Exactement ce qu’avait déclaré Klaus BARBIE avant d’être condamné lors de son procès à LYON : “Que voulez-vous ? C’était la guerre !”

(1) The Miami Herald (01/11/2012)

Et si Yvan Colonna était innocent ?

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Ce lundi 2 mai, va débuter le troisième procès devant une cour d’assises spéciale (pas de jurés pour les procès de terrorisme, que des magistrats professionnels !), d’Yvan COLONNA, accusé de l’assassinat du préfet ERIGNAC le 6 février 1998, il y a treize ans. Le préfet de Corse, qui se rendait au théâtre après avoir garé lui-même sa voiture, avait été tué de 3 balles de 9 mm, dont une tirée à bout portant dans la nuque. L’arme du crime avait été retrouvée sur place : un pistolet Beretta, volé quelque temps auparavant à la gendarmerie de Pietrosella.

Pendant plus d’un an, les juges “anti-terroristes” et les policiers de la “Direction  Nationale Anti-Terroriste” pataugent. On arrête d’abord illico trois jeunes maghrébins sur la foi des témoins. Ils seront mis hors de cause et libérés les jours suivants. Puis, trois jours après, on arrête un syndicaliste paysan nationaliste qui est soupçonné d’être mêlé au vol des armes de la gendarmerie de Pietrosella, Marcel LORENZONI. On a trouvé chez lui des armes et des explosifs. Ce sera la “filière agricole”. Un autre suspect, Mathieu FILIDORI, sera arrêté et inculpé de “complicité d’assassinat”. Ils ne seront libérés qu’après la découverte des membres du commando qui a commis l’assassinat, en juin 1999. LORENZONI a passé 18 mois en prison…

En mai 1999 en effet, sont arrêtés Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Alain Ferrandi, Marcel Istria, et leurs épouses respectives pour faire bonne mesure. Tout le monde sait aujourd’hui qu’ils ont été confondus à cause de leurs téléphones portables : la police a épluché la liste des appels à proximité de la Préfecture et du Théâtre… Et la garde à vue – sans avocat évidemment – fait des miracles. Les femmes causent, et dans la nuit, tout le monde se met à table. Maranelli finit par dénoncer trois autres membres du commando : Joseph Versini, Martin Ottaviani, et… Yvan Colonna qu’il accuse d’être l’assassin. Les deux premiers sont arrêtés au petit matin, mais Colonna a pris la tangente. Sa cavale va durer 4 ans.

Si la police anti-terroriste avait tant pédalé dans la semoule, c’est que son chef, Roger MARION, en froid avec le nouveau préfet BONNET, avait refusé de tenir compte des renseignements que celui-ci avait communiqués, et qui mettaient en cause le dénommé FERRANDI. Lorsque le préfet Bonnet est placé lui-même en garde à vue et suspendu  après le faux attentat organisé par les Pieds Nickelés de la Gendarmerie – ils ont fichu le feu à des “paillotes” de plage, et se sont fait pincer comme de vulgaires voleurs de poules, – Marion se dit qu’il vaudrait mieux ne rien laisser traîner de compromettant… Bingo ! Ferrandi est dans le coup ! Dans la foulée, Marion arrête aussi deux enseignants nationalistes, dénoncés par des indics du préfet Bonnet, Vincent Andriuzzi et Jean Castela ; ils sont accusés d’être les cerveaux du commando, et inculpés de “complicité d’assassinat”.

En Juin 2003, débute aux “Assises spéciales” de Paris le procès des 8 inculpés. Or en plein procès, le 3 juillet, Yvan COLONNA est arrêté en Corse : il se cachait dans le maquis depuis quatre ans. Huit jours après, le 10, le verdict tombe : perpète pour Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, 30 ans pour les deux enseignants Jean Castela et Vincent Andriuzzi, de 15 à 25 ans pour les autres.

Dans ces conditions, l’affaire est entendue pour Colonna, dénoncé pendant leur garde à vue par les membres du commando, et désigné comme l’assassin qui tenait le pistolet. En 2007, malgré la rétractation des membres du commando et de leurs épouses, malgré la revendication du meurtre par Alessandri lui-même, Colonna est condamné une première fois à la perpétuité pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste ». Il fait appel. En 2009, le second procès est plus tendu encore, et la défense choisit clairement le procès politique “en rupture”. Ayant réclamé une reconstitution du crime sans l’obtenir des juges, Colonna décide de révoquer ses avocats et refuse de comparaître ; ses avocats quittent aussi l’audience ; le verdict est rendu en l’absence de l’accusé et des avocats de la défense : perpète, agrémentée de 22 ans de peine de sûreté. Mais le procès paraît peu équitable, et en 2010, la cour de cassation annule la condamnation de la cour d’assises pour un défaut de procédure, alors que de nombreuses irrégularités ont été constatées. Nous en sommes là. L’affaire Colonna a effacé l’affaire Erignac…

Colonna clame son innocence depuis le début. Il n’y a en effet aucune preuve de sa participation au commando excepté sa dénonciation par les tueurs : s’il ne fait pas de doute que Colonna était un ami proche de ceux-ci, aucun témoin ne l’a reconnu, aucun indice (empreintes, ADN, écoutes téléphoniques) ne l’accuse. Où était-il au moment de l’assassinat ? On voit que la reconstitution demandée par la défense, et refusée par les juges, est essentielle. On sait d’autre part que Colonna a été dénoncé par le ministre de l’Intérieur, Sarkozy lui-même, à l’encontre de tous les principes de séparation des pouvoirs et de la présomption d’innocence, comme “l’assassin du préfet Erignac”. Enfin, il faut rappeler que les deux enseignants nationalistes, Andriuzzi et Castela, condamnés à 30 ans en première instance, ont pourtant été acquittés en appel en 2006 : la police du fameux Marion avait trafiqué des procès verbaux !

«Après le premier procès, le père d’Yvan avait compris que le commando en voulait à son fils pour quelque chose. Aujourd’hui, je veux le dire en face à Yvan. Quand j’ai fait le choix de la violence clandestine, j’ai espéré qu’Yvan ferait partie du groupe. Pour être cohérent avec son discours, il aurait dû franchir le pas. Il a laissé Ottaviani* et Maranelli* partir au charbon, alors que c’est lui qui aurait dû y aller.»

Voilà ce qu’a déclaré Alessandri au premier procès en appel en 2009. N’ayant plus rien à perdre, a-t-il voulu dédouaner son ami Colonna, en insinuant qu’il s’était défilé au moment de passer à l’acte ? Ou bien ce dernier a-t-il été impliqué à tort dans un assassinat qu’il désapprouvait ? Est-ce une victime de la “raison d’Etat”, comme l’affirment les nationalistes corses, et comme il se plaît à le revendiquer dans un rôle sans doute trop grand pour lui ? Ce qui est sûr, c’est que le doute n’a jamais profité à l’accusé, et que dans cette affaire, dont l’enjeu politique est évident, Yvan COLONNA est en prison depuis 8 ans.  S’il n’est pas coupable des faits dont on l’accuse, ça fait beaucoup, même par conviction politique. D’autant qu’il ne peut espérer une remise de peine avant 2025 !

Cf. Le Nouvel Observateur du 30 mars 2009

Notes* : Ottaviani était  le chauffeur du groupe et Maranelli le guetteur